Et si vous étiez un Adulte surdoué ?

Question qui revient souvent lors des échanges que j’ai avec les abonnés au blog…cela tombe bien le webzine Doctissimo consacre un dossier sur le haut-potentiel adulte et tente de dresser un portrait robot, en voici quelques extraits :
  • J’ai tout fait plus tôt : On ne devient pas surdoué, on naît avec cette particularité. Et bien qu’un haut potentiel s’épanouisse logiquement mieux dans un environnement intellectuellement stimulant, les premiers indices de précocité surviennent très tôt : étiez-vous un bébé plus éveillé que les autres ? Disait-on de vous que vous regardiez les choses et les gens intensément, que vous « observiez » le monde qui vous entourait à seulement quelques semaines de vie ? Avez-vous su faire des phrases complexes très jeune ? Etiez-vous PLUS impatient, PLUS angoissé, PLUS mauvais dormeur… que les autres bébés ?
  • Je me laisse déborder par mes émotions : Petit déjà, vous viriez au rouge à la moindre injustice et vous effondriez en larmes à la moindre occasion, heureuse ou malheureuse. On disait volontiers de vous que vous étiez TROP jaloux, TROP curieux ou TROP sensible. Aujourd’hui encore, vous êtes toujours TROP enthousiaste ou TROP abattu selon l’événement, TROP blessé à la moindre remarque vécue comme une attaque personnelle, TROP catastrophé par le moindre imprévu, TROP intègre et allergique à la moindre forme d’hypocrisie. Sans doute n’est-ce que de l’hypersensibilité… ou pas !
  • J’ai plusieurs sens développés : Depuis votre plus jeune âge, vous êtes obsédé par les sons et/ou les odeurs ? Vous mettez trois heures à vous endormir ou vous avez du mal à vous concentrer au travail à force de focaliser sur des petits bruits ? Vous passez vos journées à demander « tu ne trouves pas que ça sent mauvais ? » ou « c’est moi ou ça sent le pipi de chat ?« . Vous sentez ou entendez des choses que les autres ne perçoivent pas, ou pas immédiatement. Car être surdoué c’est aussi ça : TOUT sentir et/ou TOUT voir, incessamment et plus rapidement.
  • Je possède une curiosité illimitée : Arrivé à 30 ou 40 ans, vous ne connaissez pas forcément une réussite professionnelle exceptionnelle, de même que vous n’avez pas eu un parcours scolaire exemplaire, loin de là. En revanche, on peut dire que vous êtes un vrai touche-à-tout et il n’est pas rare que, très jeune, vous ayez déjà exploré plusieurs voies et multiplié les expériences : nombre impressionnant d’emplois (simultanés ou successifs), de voyages, d’anecdotes en tous genres… Normal : dès que vous êtes confronté à un concept nouveau ou un domaine inconnu, vous cherchez à tout en apprendre.
  • Je ressens un décalage permanent : Vous possédez un humour auquel très peu de personnes sont sensibles ? Vous êtes souvent « à côté de la plaque » ? Les discussions portant sur des banalités vous agacent, voire vous épuisent, parce qu’elles vous apparaissent terriblement dénuées d’intérêt et vous demandent des efforts ? Vous avez « tout pour être heureux » et vous vous sentez pourtant profondément seul et incompris ? Nombreux sont les adultes diagnostiqués surdoués sur le tard à évoquer un profond soulagement à pouvoir expliquer cet éternel décalage ressenti en société, même avec leurs amis les plus chers.
  • Je souffre d’empathie : Si vous êtes depuis toujours le « confident désigné » que décrit la psychologue clinicienne Jeanne Siaud-Facchin dans Trop intelligent pour être heureux ? (Odile Jacob), sans doute avez-vous déjà souffert de « porter le poids du monde » sur vos épaules. Pas de conclusion hâtive : toutes les personnes empathiques ou à l’écoute ne sont pas des surdouées qui s’ignorent. Mais, si au-delà de ce trait de caractère, vous savez vous mettre dans la peau d’autrui et anticiper ses réactions, vous palpez instinctivement l’ambiance en entrant dans un open-space ou en soirée et que tout cela s’accompagne d’une fulgurante intuition, le doute est permis.
  • J’éprouve des difficultés relationnelles : Vous avez beaucoup de mal avec les conventions sociales et les mondanités vous ennuient et/ou vous angoissent ? Vous avez l’impression de jouer à être quelqu’un d’autre pour ne pas décevoir ? Vous vous sentez rarement à l’aise au sein d’une équipe au travail ou vous démissionnez souvent ? Vous avez le sentiment de « scanner » les gens, d’être le seul à pouvoir lire en eux et prévoir leurs réactions et intentions, ce qui complique considérablement vos relations privées ou professionnelles ? Là encore, pas de précipitation mais il peut s’agir d’un signe de plus.
  • J’ai très peu confiance en moi : Dans L’Adulte surdoué à la conquête du bonheur (Albin Michel), la psychologue clinicienne Monique de Kermadec définit les adultes HP comme des « perfectionnistes qui ont tendance à placer la barre toujours très haut, pour eux-mêmes et pour les autres« . Et pour cause, si vous êtes habituellement très dur et très exigeant avec vous-même, que vous vous dénigrez constamment et que vous savez faire preuve de beaucoup d’autodérision, vous êtes aussi régulièrement déçu par les réactions des personnes dont vous attendez généralement beaucoup plus qu’elles ne peuvent donner.
  • Je (me) questionne sans cesse : Notre vie sur Terre a-t-elle un sens ? Qu’advient-il après la mort ? Le bien, le mal, la quête de vérité absolue… Vous avez l’impression que votre cerveau est en ébullition permanente et c’est encore pire une fois couché le soir ? Vos préoccupations existentielles d’enfant se sont muées en interrogations philosophiques et angoisses métaphysiques quotidiennes une fois adulte ? Si cela se traduit par des difficultés récurrentes d’endormissement et/ou des douleurs somatiques chroniques, il est peut-être temps de contacter un psychologue spécialisé dans les bilans cliniques et psychométriques.
  • J’ai un parent proche précoce : Si vous pensez, à tort, que le sort a pu frapper une fois mais pas deux dans la même famille, détrompez-vous : la douance étant génétique, on peut tout à fait avoir 3 enfants surdoués dans une fratrie de 3. Il est donc parfaitement légitime de vous poser la question si l’un, voire vos deux parents ou plusieurs de vos frères et sœurs ont été diagnostiqués surdoués. Et à plus forte raison s’il s’agit d’un ou plusieurs de vos propres enfants. Quoi qu’il en soit, si le doute vous empêche d’avancer, n’hésitez jamais à solliciter un psychologue : surdoué ou non, la démarche ne sera jamais vaine.

Source  Doctissimo

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