Dossier EIP – Groupe de travail – Académie de Besançon

Je partage avec vous ce dossier très complet du Groupe de travail  de l’Académie de Besançon.Bonne lecture…

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RECONNAÎTRE UN ENFANT INTELLECTUELLEMENT PRÉCOCE (E.I.P.)

Il existe actuellement un consensus pour appliquer à un enfant présentant un QI (quotient intellectuel) supérieur à 130, l’appellation Enfant Intellectuellement Précoce. Il convient bien entendu comme pour toute évaluation psychométrique d’utiliser ce chiffre avec précaution : celui-ci ne saurait affirmer à lui seul l’intelligence et la précocité.

Repérage avec des signaux d’alerte en classe

Repérage psychométriques

  • possède une compréhension globale et synthétique, avec un défaut d’analyse ;
  •  Lecteur précoce ayant appris seul ;
  • Possède une capacité de mémorisation importante (1 ou 2 répétitions suffisent);
  • Développe une pensée intuitive (donne le résultat sans pouvoir l’expliquer) ;
  • Fait montre de facilité pour l’argumentation logique, a une réflexion pertinente;
  • Est un observateur astucieux, invente, manipule l’information ;
  • Pose des questions qui ne sont pas de son âge ;
  • Se montre original dans ses réponses;
  • Fréquente des camarades plus âgés que lui, préfère les adultes ;
  • Lent dans la mise en route et l’exécution ;
  • Ne soigne pas la présentation et l’écriture de son travail ;
  • Ne possède pas de méthode de travail ;
  • N’écoute pas le cours ;
  • Se précipite sur la tâche sans tenir compte des consignes ;
  • Disperse son attention, semble s’ennuyer ;
  • Réussit sans méthode, refuse toute démarche méthodologique;
  • Facilement insoumis, refuse les contraintes;
  • Angoisse, anxiété ;
  • Peu tenace, montre souvent refus scolaire et désintérêt ;
  • Échoue souvent aux jeux d’adresse ;
  • Peut être mal à l’aise dans son corps, gauche.

Ce repérage sera fait par le psychologue scolaire dans le premier degré ou par le conseiller d’orientation psychologue (COP) dans le second degré.

La seule échelle d’évaluation permettant la mesure du Quotient Intellectuel (QI) communément admise pour valider l’hypothèse de précocité intellectuelle d’un enfant est celle du test WISC.

Si la précocité intellectuelle est confirmée, le psychologue scolaire, le COP, l’équipe enseignante et la famille élaborent et mettent en place un accompagnement personnalisé au sein de la classe.

 

Source : Enfant Intellectuellement précoce – Groupe de travail EIP – Académie de Besançon – http://difor.ac-besancon.fr – janvier 2008

 L’enfant intellectuellement précoce peut manifester la capacité de réaliser, dans un certain nombre d’activités, des performances que ne parviennent pas à accomplir la plupart des enfants de son âge. Il dispose, au moment de l’observation et dans les domaines considérés, d’aptitudes nettement supérieures à celles de la moyenne de sa classe d’âge.

Toutefois, certains ne se distinguent pas par leurs performances mais se révèlent paradoxalement à travers la difficulté.

Il s’agit d’un enfant dont le fonctionnement intellectuel est différent et c’est ce fonctionnement différent qui peut le mettre en difficulté et souvent en souffrance. Il est donc primordial de réagir dès les premiers signes, le plus tôt possible dans la scolarité de l’élève, avec prudence et sans le marginaliser tout en respectant sa singularité d’enfant.

 Les profils de Betts

George Betts et Maureen Neihart (Canada) en 1988 ont mis au point des profils d’élèves doués. Les élèves doués sont répartis en six profils. Les types 2, 3, 4 et 5 sont des profils caractérisés par des traits qui peuvent occulter les possibilités élevées de ces élèves :

Type 1 — L’élève doué qui réussit bien

Type 2 — L’élève doué hardi et divergent

Type 3 — L’élève doué effacé

Type 4 — L’élève doué décrocheur

Type 5 — L’élève doué à double étiquette

Type 6 — L’élève doué autonome

Source :

Pour la réussite de tous et de chacun : Reconnaître un enfant intellectuellement précoce –  Prévenir et remédier – Guide à l’usage des enseignants de premier et second degré  – Groupe de travail EIP 74 – Académie de Grenoble – http://www.ac-grenoble.fr/ais74/spip.php?article506 – mai 2010

 Un enfant qui n’est pas toujours « scolaire »

C’est un élève qui déroute l’enseignant par des capacités intellectuelles remarquables qui contrastent avec les résultats scolaires.

Il écrit souvent mal, peut être maladroit dans ses activités manuelles ou sportives, son développement moteur n’étant pas en rapport avec son avance intellectuelle : la dysgraphie est fréquente, souvent, il manque de méthode. Il ne connaît pas l’effort, il n’adhère pas aux apprentissages séquentiels (présentés en succession d’unités simples). Il ne décode pas les consignes et son esprit critique peut le mettre en difficulté avec l’adulte.

Son attitude en classe est la conséquence de ses difficultés à s’adapter aux situations scolaires : il s’ennuie (trop de répétition, trop de lenteur) et peut manifester de la distraction, voire de l’instabilité. Il peut aller jusqu’à masquer ses compétences pour être comme les autres (effet « Pygmalion » négatif), il peut être opposant, ne supportant pas l’autorité arbitraire, ayant besoin de comprendre le bien fondé de ce qui lui est demandé.

Des troubles associés tels que la dyslexie, la dyspraxie et le TDAH (trouble déficitaire de l’attention, hyperactivité) peuvent être au premier plan et masquer la précocité. L’hypersensibilité, l’empathie, le sens aigu de la justice et de la vérité le rendent vulnérable. L’anxiété est constante, exacerbée lorsque l’enfant s’ennuie, avec son cortège de manifestations psychosomatiques pouvant aller jusqu’au refus de l’école.

Les manifestations de la précocité varient sensiblement selon les âges. La manifestation la plus paradoxale est l’échec scolaire, lié tout à la fois au profil cognitif particulier de l’enfant et au décalage qui le fragilise au sein de sa classe.

Source :

L’enfant intellectuellement précoce à l’école : meieux le connaître pour mieux le scolariser – Groupe départemental EIP – Académie de Lyon – http://www2.ac-lyon.fr/etab/ien/rhone/ash/IMG/pdf/livret_EIP_9-09-2010.pdf – 2009-2010

 Groupe EIP 74 – Extrait du document :

 Pour la réussite de tous et de chacun :

RECONNAITRE UN ENFANT INTELLECTUELLEMENT PRECOCE

Prévenir et remédier

 GUIDE A L’USAGE DES ENSEIGNANTS : Premier et second degré

 LES CARACTERISTIQUES DES ENFANTS INTELLECTUELLEMENT PRECOCES QUI S’ADAPTENT A L’ECOLE

 Constat: Une étude du Docteur GAUVRIT, menée auprès de 145 surdoués suivis pendant une période de 10 à 20 ans et publiée par  « le quotidien du Médecin » du 22/02/1999 montre que

  •  43% ont atteint le niveau BEP ou CAP
  • 9% se sont arrêté au bac
  • 40% des sujets ont atteint ou dépassé le niveau bac + 2

 Ce qui montre que  « haut potentiel » ne rime pas forcément avec études supérieures.

L’enfant scolaire

L’enfant précoce

Aime apprendre Veut savoir
Mémorise bien Devine vite
Apprécie la clarté Aime la complexité
Connaît la réponse Pose des questions
Est intéressé Est très curieux
Est réceptif Est intense
Copie volontiers Crée du nouveau
Bonnes idées Idées riches ou folles
Aime l’école Subit l’école
Répond aux questions Discute les détails, élabore
Est attentif S’implique mentalement, physiquement
6/8 répétitions pour maîtriser 1 ou 2 répétitions suffisent
Est heureux d’apprendre Est hautement critique de lui-même
Ecoute avec intérêt Fait montre d’opinions affirmées
Aime ses pairs Préfère les adultes

Extrait d’un tableau publié par Janice Szabos dans le magazine américain Challenge Magazine (1989)

Néanmoins, il existe une grande hétérogénéité au sein des enfants intellectuellement précoces. Georges Betts a dégagé six profils scolaires.

Les profils de Betts

George Betts et Maureen Neihart (Canada) en 1988 ont mis au point des profils d’élèves doués.

Les élèves doués sont répartis en six profils. Les types 2, 3, 4 et 5 sont des profils caractérisés par des traits qui peuvent occulter les possibilités élevées de ces élèves.

Voici un aperçu des six profils (Tiré de : Autonomous learner model: optimizing ability, (édition révisée, augmentée et mise à jour), (p. 32–34),

G. T. Betts et J. K. Kercher, 1999, Greeley, Colorado, Autonomous Learning Publications and Specialists).

Type 1 L’élève doué qui réussit bien : Ces élèves apprennent bien et obtiennent de très bons résultats aux tests d’intelligence. Ils recherchent ardemment l’approbation des personnes qui jouent un rôle dans leur vie, sont conformistes, dépendants et perfectionnistes. Il leur arrive rarement d’éprouver des troubles de comportement à l’école.

Type 2 L’élève doué hardi et divergent : Ces élèves sont extrêmement créatifs. Toutefois, ils peuvent sembler obstinés, manquer de tact ou être sarcastiques. Ils ne se conforment pas au système scolaire. Souvent, leurs interactions peuvent être à la source de conflits, car ils ont tendance à corriger les adultes, à mettre les règles en doute, à exercer une mauvaise maîtrise d’eux-mêmes et à défendre leurs convictions, tant à l’école qu’à la maison.

Type 3 L’élève doué effacé : Ces élèves refusent d’admettre leurs talents parce qu’ils veulent être acceptés par les autres. Souvent, il s’agit de filles en fin d’études primaires ou en début d’études secondaires qui veulent être acceptées par leurs pairs. Ces élèves résistent aux défis, manquent d’assurance, sont frustrées et souvent, ont une mauvaise estime de soi.

Type 4 — L’élève doué décrocheur : Ces élèves en veulent aux adultes, à la société et à eux-mêmes, car ils estiment que le système n’a pas su répondre à leurs besoins depuis un certain nombre d’années. Ils ont une mauvaise estime de soi, se sentent rejetés et souvent, sont amers et ont de la rancoeur. Il peut s’agir d’élèves qui dérangent et exploitent les autres ou encore, d’élèves effacés. Ils ne font pas leurs travaux scolaires, donnent un rendement qui n’est pas uniforme et semblent posséder des aptitudes moyennes ou inférieures.

Type 5 — L’élève doué à double étiquette : Malgré leurs possibilités élevées, ces élèves ont soit des troubles d’apprentissage, soit des troubles affectifs. En général, ils produisent du travail de qualité inférieure ou incomplet parce que l’échec peut présenter une source d’anxiété. Souvent, ils affichent des comportements perturbateurs et ne sont considérés que comme des élèves moyens. Ils sont tendus, découragés, frustrés ou désespérés.

Type 6 L’élève doué autonome : Ces élèves sont indépendants et autodidactes. Ils s’acceptent et sont tout à fait capables de prendre des risques. Ils ont l’impression d’être maîtres de leur vie et ils expriment leurs sentiments, leurs besoins et leurs objectifs librement et convenablement. Ils ont une image de soi favorable, réussissent bien et se servent du système scolaire à bon escient pour se créer de nouvelles occasions.

LES CARACTERISTIQUES QUI PEUVENT DEBOUCHER SUR DES DIFFICULTES SCOLAIRES

 Les caractéristiques

 D’après les conférences d’Olivier Revol (pédopsychiatre / LYON )

Caractéristiques

Difficultés qui en découlent

Sens aigu des détails Difficultés pour les organiser ou les organise autrement
Pouvoir d’abstraction, de synthèse

Difficultés pour développer, n’en voit pas l’intérêtAmour de la vérité, de la justiceHypersensibilité à l’injusticeMémoire sûreRejet de la routineFacilité d’expression oraleDésintérêt pour l’acte graphiqueEsprit critique

Critique sévère envers autrui et envers lui-mêmeInvention de nouvelles procédures

Résistance aux consignes, rejet de ce qui est admisVolonté d’atteindre son butEntêtement, obstinationIntuition, empathieVulnérabilitéEnergie, aviditéFrustration si inactivitéIndépendance d’espritRébellion contre conformisme, pressionsGrande capacité de concentrationAccepte mal d’être interrompu

Les difficultés d’adaptation au système scolaire engendrent souvent une souffrance psychologique dont il ne faut pas méconnaître les signes :

  • Idées de mort, état suicidaire
  • Phases dépressives, anxiété, TOC
  • Troubles du comportement alimentaire
  • Troubles du sommeil
  • Troubles somatiques
  • Revendications, opposition, hostilité, agressivité
  • Déni de soi, auto dépréciation

D’où l’importance d’un dépistage précoce.

Les signes d’alerte

 Des élèves qui interrogent:

Ils peuvent avoir un décalage entre leurs réussites orales et écrites…

Ils peuvent avoir des troubles du comportement face aux apprentissages…

Ils peuvent avoir des difficultés dans leurs relations…

 Voici quelques repères, non systématiques et non exhaustifs, mais qui peuvent vous éclairer. (grille élaborée par le groupe départemental eip 74 disponible sur le site ASH 74 http://www.ash.edres74.ac-grenoble.fr)

 

MECANISMES ET CONSEQUENCES DE L’ENNUI

CHEZ LES ENFANTS E.I.P.

Source : Accompagner l’enfant surdoué. Tessa Kieboom. Editions de Boeck. 10/2011

 Je m’ennuie à mourir !

L’énorme soif de savoir des enfants précoces peut créer de gros problèmes lorsqu’elle n’est pas étanchée. Dans un environnement scolaire normal, qui n’offre pas de défis supplémentaires, ces enfants subissent un régime de choc en permanence, ce qui n’est, évidemment, pas très sain. Si les enfants précoces ont l’impression de s’ennuyer tous les jours à cause de répétitions interminables, il n’est pas étonnant qu’ils présentent tôt ou tard de graves problèmes.

Les conséquences de l’ennui et les complications qu’il engendre varient pour chaque enfant. Certains adoptent un comportement dérangeant, voire extrêmement perturbateur en classe. Ils parlent sans arrêt, fredonnent ou chantent, se baladent dans la classe à tout moment, crient, se font remarquer, etc. Souvent ces enfants sont de vrais provocateurs contre lesquels l’enseignant est amené à lutter sans cesse. Il s’ensuit qu’ils sont vite catalogués de « pénibles » sans que personne ne se demande s’ils s’ennuient.

L’agressivité est également courante. Dans la cour de récréation, ces enfants sont souvent susceptibles et se comportent en têtes brulées. Ils se battent ou sont toujours fâchés contre quelqu’un.

Bien évidemment, contrairement à ce que l’on croit, les enfants précoces ne ramènent pas toujours la meilleur note de la classe. Ils s’ennuient tellement qu’ils n’arrivent plus du tout à se motiver pour un 20 et se contentent alors d’un 16. Pour l’enseignant, il s’agit alors de regarder au-delà et d’éviter de déclarer inutile une approche spéciale pour un enfant qui se sait pas encore tout faire et qui n’obtient pas toujours le maximum ! Il ne faut pas non plus lui donner des devoirs qu’il sait faire, pour ainsi dire, à l’envers et les yeux fermés. Après tout, les devoirs servent à apprendre une structure studieuse. Veillez également à ce que l’enfant fournisse également des efforts lors des devoirs.

Vous aurez compris combien il était important, pour des enfants précoces, d’apprendre à travailler et à fournir des efforts pour l’école dès le plus jeune âge. A cet effet, les écoles peuvent choisir d’ »élargir » ou d’ »approfondir » le parcours d’apprentissage de leurs élèves surdoués.

Les dangers de la sous-performance

Malgré tous les efforts fournis, il y a souvent anguille sous roche dans le fonctionnement scolaire des enfants surdoués, car le risque de sous-performance est réel. Par « sous-performance », on entend que l’enfant n’exploite pas toutes ses capacités, ce qui est évidemment toujours regrettable. Pour les parents et les enseignants d’enfants surdoués, le seul moyen de contourner ce problème est de vraiment le comprendre. L’enfant entre dans la spirale de la sous-performance lorsque l’on propose des sujets d’apprentissage inadaptés. La plupart du temps, il s’agit de sujets que l’enfant s’est déjà appropriés par lui-même ou pour lesquels il a moins besoin d’exercices et de révisions que ne le prévoit le programme scolaire ordinaire. Un tel programme inadapté engendre la démotivation, laquelle conduit à la sous-performance. D’ailleurs, ce mécanisme est valable pour tout le monde et pas seulement pour les enfants surdoués.

A l’école, la sous-performance s’exprime généralement de deux façons. D’une part, les résultats scolaires sont moyens, voire mauvais. D’autre part, on constate également une mauvaise attitude de travail dans la plupart des cas. Cette attitude s’exprime par des comportements au fond inacceptables : l’enfant exprime sa lassitude à l’égard de l’école. Il est vite distrait, il perturbe la classe, fait des erreurs, travaille de façon extrêmement lente, est négligent, etc. Les enseignants qui constatent le phénomène disent de l’enfant : il est capable, mais il a besoin de trop de temps, il doit donc faire plus d’exercices ! Souvent, la réaction consiste également à revoir les attentes vers le bas, ce qui force encore plus l’élève dans un programme d’apprentissage inadapté. Au début, il se battra pour rester motivé, puis les performances se dégraderont et l’enfant finira dans un cercle vicieux qui est difficile à briser.

Ces enfants courent réellement le risque de refuser à terme de réaliser le moindre travail.

Préface de l’ouvrage « Accompagner l’enfant surdoué »

Ce livre brosse un portrait équilibré des enfants dits surdoués, expliquant leurs spécificités et comportements. L’attitude scolaire de ces enfants étant souvent problématique, l’ouvrage explore les causes et solutions possibles et donne des conseils éclairés sur les démarches à suivre et à éviter. Il explique également les avantages et désavantages du passage anticipé et l utilité d un programme enrichi pour ces enfants. En outre, le livre aborde les différents profils d enfants surdoués, établit une approche spécifique pour chaque enfant selon son profil et donne des conseils pratiques pour la vie de tous les jours. Bref, un livre très complet, pratique et facile à lire, destiné aux parents, aux membres de la famille et aux enseignants d’enfants surdoués.

ACCOMPAGNEMENT DES ENFANTS E.I.P.

DANS L’EDUCATION NATIONALE

 

 L’expression « élève intellectuellement précoce » est retenue par l’Education Nationale depuis 2002.

 Il convient d’être attentif à la situation des élèves « intellectuellement précoces ». On pourra ainsi envisager diverses modalités permettant d’adapter leur parcours scolaire à leur rythme d’apprentissage.

Ainsi, la réduction d’une année au cycle central du collège peut constituer une forme de réponse adaptée à leur capacité et à leur vitesse d’apprentissage.

De manière générale, on s’attachera, pour eux, à tirer un meilleur profit des dispositifs qui, tels les itinéraires de découverte, favorisent la conception de contrats individuels de travail. Il en va de même du recours aux technologies de l’information et de la communication pour servir de support à des travaux individuels d’approfondissement.

Source : BO n°16 du 18 avril 2002 sur l’accueil des EIP au collège

Des aménagements appropriés sont prévus au profit des élèves intellectuellement précoces ou manifestant des aptitudes particulières, afin de leur permettre de développer pleinement leurs potentialités. La scolarité peut être accélérée en fonction du rythme d’apprentissage de l’enfant.

Source : Loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole du 23 avril 2005.                         Article 27 codifié L-321-4

La circulaire relative au parcours scolaire des élèves intellectuellement précoces ou manifestant des aptitudes particulières à l’école et au collège prévoit « un ensemble de mesures coordonnées aux niveaux académique et départemental » et souligne la nécessité d’« efforts importants en matière d’information et de formation en direction des personnels du premier et du second degrés ».

Source : Circulaire n° 2007-158 du 17 octobre 2007

Diverses pistes fondées sur le repérage des difficultés et des potentialités de l’élève peuvent être envisagées :

–         Adaptation des rythmes d’apprentissage aux besoins de chaque élève (réduction de la durée du cycle ou aménagement du cursus) ;

–         Offre d’itinéraires différenciés et de véritables possibilités d’enrichissement et d’approfondissement des contenus.

Source : BO n°38 du 25 octobre 2007

PARCOURS ENRICHIS ET ACCELERES DES ENFANTS E.I.P.

Source : Précocité Intellectuelle : Entre Souffrance et Surdouance

Danielle Dufour 25/05/12 – Editions Filosphère

Les parcours enrichis

Le rapport Delaubier fait aussi remarquer que de nombreux outils déjà bien au point, connus par les enseignants et utilisés pour la progression d’enfants en difficulté, pourraient s’appliquer aux enfants précoces, bien qu’on n’ait pas toujours l’idée de le faire.

Le programme enrichi ou individualisé peut permettre à la fois de limiter l’ennui scolaire en proposant des activités hors programme comme ce qui se fait au collège : des exposés, des recherches sur internet, des jeux ou exercices logiques, des énigmes mathématiques complexes. Mais il permet aussi, lorsque l’élève a terminé plus vite les exercices, de travailler sur les points faibles de l’enfant : présentation des devoirs, méthodologie, lecture de consignes.

Encore faut-il penser à le mettre en place, réfléchir à son contenu qui doit être adapté, l’expliquer à l’élève par une équipe éduative ou lors d’un rendez-vous avec les parents, et obtenir son adhésion car l’enfant précoce déteste souvent être distingué des autres. Il faut passer du temps à expliquer les raisons de la mise en place de ce programme, ce qu’on en attend, expliquer aussi qu’il n’est pas le seul dans la classe ou le seul dans l’école à en bénéficier pour qu’il ne se sente pas trop différent des autres.

Dans le programme enrichi, il ne s’agit pas de donner des fiches supplémentaires lorsque l’enfant a fini son travail mais de proposer d’emblée des exercices plus complexes et parfois en avance sur son niveau.

Cette façon de procéder présente deux avantages : d’une part, elle augmente sensiblement la motivation de l’élève, et d’autre part elle permet aussi de contrôler son niveau réel et de lui donner ensuite des évaluations adaptées qui seront vraiment signifiantes pour lui.

En effet, plus l’élève précoce est capable d’obtenir de très bonnes notes sans vraiment travailler et moins il est motivé pour faire des efforts par la suite. Le résultat, c’est qu’il fournit une somme de travail minimum par rapport à ses capacités.

Dans le cadre des PPRE, Programme Personnalisé pour la Réussie de l’Elève, on peut aussi modifier le programme de chaque élève selon ses besoins. Chez les enfants EIP, les points forts sont très souvent une aptitude à l’abstraction, une excellente mémoire et une bonne ouverture sur le monde avec une culture générale très développée. Les points faibles sont le plus souvent un indice de vitesse de traitement au dessous de la moyenne, dénotant une lenteur, car l’enfant EIP souvent n’aime pas écrire et parfois refuse totalement. La façon d’écrire peut être illisible et un graphisme inadapté : lettres trop grandes, mal formées.

 

 Les parcours accélérés ou les sauts de classe ?

Pour juger si l’enfant est apte à passer dans une autre classe et se donner toutes les garanties de succès, il est souvent nécessaire de réunir une équipe éducative ou un conseil de cycle et de s’assurer des choses suivantes :

Premier accord, celui de l’enseignant de l’enfant : les enseignants ont remarqué une certaine avance scolaire et sont d’accord pour que l’enfant prenne un peu d’avance.

Deuxième accord, celui du psychologue : un test psychométrique est pratiqué par un psychologue, ce qui va permettre de donner des éléments objectifs car l’enfant en avance peut avoir du retard sur certains points et ceux-ci devront être comblés ou au moins pris en compte avant que le saut de classe ait lieu, ou alors parallèlement au saut de classe.

Troisème accord, celui des parents : les parents sont responsables de leur enfant et devront l’aider et le soutenir, croire en lui. Le saut de classe peut être assez déstabilisant les deux premiers mois (changement de milieu, de rythme, de copains) et il faut encourager l’enfant et ne pas le laisser changer d’avis au bout d’une semaine ou sur un coup de tête. Si au bout d’un trimestre, l’enfant peine toujours et ne s’adapte pas, il y a peut-être eu une erreur de diagnostic.

Quatrième accord, celui de l’enfant qui est quand même le premier et le plus concerné dans l’histoire : Si l’enfant est gêné par tous ces adultes autour de lui qui l’observent , le poussent, le testent, il peut donc décréter : « Non, je ne sauterai pas de classe ». Dans ce cas, l’attente est conseillée. Si le saut de classe est vraiment justifié, il deviendra peu à peu une évidence dans la tête de l’enfant, et celui-ci changera d’avis.

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4 réflexions sur “Dossier EIP – Groupe de travail – Académie de Besançon

  1. Sous nos Couettes dit :

    Merci pour votre blog. « Sous nos Couettes » : http://sousnoscouettes.com/ vous suit désormais.

    Nous venons de lancer la version anglaise de nos bêtises. Ca s’appelle « Tails from Paris » : http://tailsfromparis.wordpress.com/.

    Venez nous rejoindre aussi & n’hésitez pas à partager ce lien avec vos ami(e)s si on parvient aussi à vous faire rire en anglais ou si vous repassez l’option du BAC « Langues Etrangères » en septembre 😉

    Alix, Roxane & leur drôle de papa chauve, mais au poil …

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